Flux Twitter #ITyPA

 

 

Bilan final du MOOC ITyPA

Au cours des 3 mois durant lesquels a eu lieu l’électif ITyPA, mes compétences se sont développées dans plusieurs domaines. Déjà, en terme de culture général, je suis passé de l’ignorance à la compréhension de ce que peut être un MOOC et ses variations xMOOC et cMOOC. J’ai ainsi pu acquérir également un point de vue, un regard critique sur ce qui pourrait se faire ou non dans l’avenir de l’enseignement en France.

L’une des premières recommandations des animateurs ITyPA a été de créer un blog personnel. Là aussi, je suis passé d’une connaissance extrêmement superficielle de ce que pourrait être un blog (relatives à Skyblog, qui fait date), à une connaissance plus approfondie, ou tout du moins plus consciente des difficultés que pourrait représenter la gestion d’un blog. Au fur et à mesure que j’étoffais mon blog[1], je cherchais à découvrir ce qui se faisait usuellement par les auteurs de blog, les directions à donner à mes articles, la nécessité d’un regard critique et de connaissances précises qui apportent une plus-value importante à un blog. J’ai ainsi eu l’occasion d’observer les blogs des autres ITyPiens et suivre certains des bloggers.

Au fil des séances, j’ai découvert de nombreux outils. J’ai ainsi pu découvrir des outils de veille, de curation, de Mind-Mapping, des agrégateurs de flux, des réseaux sociaux… Nous étions en quelque sorte ensevelis sous une avalanche d’outils des plus divers et la nécessité du choix est très vite ressorti. Après une brève utilisation des différents outils, j’ai choisi d’approfondir mon utilisation d’Evernote, Twitter et WordPress. Twitter est évidemment la vedette des réseaux sociaux, et même si son utilisation peut paraître au début contre-intuitive, l’éventail des possibilités m’est très vite apparu très attrayant. Depuis, j’ai posté 250 tweets, suivi 100 personnes et ai été suivi par 25 personnes. Si les chiffres ne sont pas énormes, ils reflètent toutefois l’intensité de l’utilisation du réseau social en 3 mois. Evernote a déjà été abordé précédemment, et WordPress m’est apparu comme l’application de blogging la plus ergonomique et intuitive d’utilisation.

Ce qui ressort de cette phase de découverte est avant tout le plaisir toujours plus grand d’apprendre à utiliser un Mac/iPad/iPhone en révélant toute ses capacités. Mais il y a également un aspect important d’eITyPA qui a joué dans l’entrain de cette période d’apprentissage : c’est la collaboration permanente entre les différents ITyPiens. A tout moment, si quelqu’un posait une question technique sur Twitter avec le hashtag #ITyPA, de nombreuses personnes s’empressaient de lui répondre. Et ce qui est étonnant, c’est que parfois nous découvrons de nouveaux outils dans les réponses que d’autres ont pu fournir à la même question. Ainsi, l’un des apports majeurs d’ITyPA est, pour moi, la création d’une communauté d’entraide et de « co-élaboration » (M. Lebrun).

En conclusion, les compétences que j’ai pu acquérir grâce à ITyPA sont les suivantes : gérer un blog ; effectuer une veille documentaire grâce à des flux RSS et Twitter ; prendre en main de nombreux outils de travail numérique – scoop-it, pearltrees, storify, prezi, framasoft ; apprendre à collaborer et bénéficier de cette collaboration.

Enfin, je tiens à adresser mes plus sincères encouragements aux animateurs de ce MOOC, pour avoir eu le courage de soutenir un projet novateur qui bénéficiera non seulement aux élèves, mais aussi aux écoles partenaires et à leur renommée. J’ai été heureux et honoré d’y participer.

Contenu analysé n°3

Garder des traces

De l’utilisation d’Evernote

Cet article est un billet du blog de Bruno Parmentier, Ingénieur de formation, enseignant en master

Résumé du contenu :

L’auteur nous propose une brève analyse des possibilités offertes par l’application Evernote. Evernote est une application disponible pour Mac, iPad et iPhone (mais également PCs et tablettes) qui permet le partage de notes. Cet outil permet de synchroniser toutes ses prises de notes entre les différentes interfaces. On peut en outre partager ses notes publiquement sur le web ou simplement par mail, Facebook ou Twitter. En outre, l’add-on Webclipper permet la capture de page web, et l’add-on Clearly permet de filtrer les données de la page web à garder.

Analyse du propos :

Cet article n’est pas tant une ouverture à la réflexion que l’occasion de s’attarder sur un outil en particulier, Evernote. Comme le mentionne l’auteur en début d’article : « j’ai bien senti que certains trouvaient que le MOOC #itypa tournait beaucoup autour des outils, mais aucun ouvrier dans aucun domaine ne peut travailler sans ». Et il est vrai que les possibilités offertes par Evernote sont multiples. Outre la possibilité de partager instantanément des notes entre ordinateur et téléphone/tablette, il offre également la possibilité d’archiver des sites web, des tweets, de gérer des mini-projets et faire du travail collaboratif[1].

Impact personnel :

Si j’ai choisi de m’attarder sur cet outil, c’est parce qu’il est pour moi le reflet de ce que j’ai pu apprendre grâce à ITyPA. Je possédais déjà l’application Evernote sur iPhone avant le début de l’électif (jugée comme l’une des 10 meilleures applications iPhone par un site spécialisé), mais je n’avais même pas pris la peine d’y créer un compte. C’est dire l’ignorance dans laquelle j’étais des outils à ma disposition. C’est uniquement après les premières séances d’ITyPA que j’ai entamé la démarche de découverte de l’application. A posteriori il m’est apparu comme une aberration de ne pas utiliser cette application, surtout grâce à la possibilité offerte de synchroniser en continu toutes les prises de notes entre les différents terminaux. Auparavant, j’avais l’habitude de coordonner mon PC et ma tablette par Dropbox ou même par mail, ne soupçonnant même pas que tout pouvait se faire grâce à iCloud. C’est pourquoi la métaphore de l’aspirateur qu’a utilisé M. Lebrun lors de sa conférence m’a sincèrement fait rire. Il disait que nous utilisons Internet de la même manière que la ménagère qui utilise un aspirateur pour battre ses tapis à l’ancienne, avec le balai de l’aspirateur. J’ai eu la même sensation en découvrant Evernote. Nous sommes en possession d’outils à la pointe de la technologie et nous ne les utilisons probablement qu’à 30% de leurs capacités. Cet article est donc l’occasion pour moi de revenir sur l’un des apports majeurs d’ITyPA, à savoir l’optimisation de nos ressources lorsque nous travaillons sur Internet.

Contenu analysé n°2

Quelles modalités d’évaluation pour les MOOCs ?

 

Cet article a été proposé par Anne-Céline Grolleau dans la lettre du 4 décembre, partagé par @MIANSEH, écrit par Christine Vaufrey. J’ai choisi cet article suite à la conférence sus-analysée où était entre autres soulevée la question de l’évaluation des connaissances.

 

Résumé du contenu :

Face à l’expansion du phénomène des MOOC, la question de l’évaluation des compétences acquises au cours de ces enseignements devient de plus en plus pressante. Cet article fait suite à l’annonce par l’American Council of Education et Coursera de leur volonté commune de trouver les modalités d’évaluation des savoirs acquis lors d’un enseignement numérique, en comparaison avec un enseignement classique. Le problème le plus épineux dans cette démarque est celui de la surveillance électronique. Si le plagiat existe en présentiel, ce phénomène pourrait devenir viral si on ne lui oppose pas la surveillance adéquate. Le texte relève la naissance d’un organisme qui se propose de remplacer l’étudiant dans un cours, lui faisant ses devoirs et ses examens. C’est ici la sempiternelle question du « diplôme sans le travail pour l’obtenir ». Mais, comme le relève Christine Vaufrey, c’est le système éducatif « qui sanctionne la connaissance de l’existant » qui crée le germe de sa propre destruction. De nouveaux modes de certification sont à étudier, par exemple « évaluer les étudiants non sur ce qu’ils ont récolté, mais sur ce qu’ils ont créé » (Downes).

 

Analyse du propos :

L’article relève la difficulté rencontrée par les organismes proposant des MOOCs pour évaluer l’enseignement à distance. Si la solution de l’évaluation en présentiel est celle qui est adoptée jusqu’ici, cela entraîne une logistique d’organisation sur tout le territoire où se déroule le cours. L’article mentionne : « Les responsables de edX ont en effet passé un accord avec ceux de Pearson VUE (…) qui a déployé des centres d’examen dans 110 pays pour faire passer des tests dans un grand nombre de disciplines ». Cependant, il est aisé d’imaginer à quel point cet effort logistique peut entraîner des coûts exorbitants. Il semblerait donc que l’on doive inéluctablement se diriger vers une évaluation à distance, sur le net.

Toutefois, comme le mentionne l’article, ce qui limite massivement un tel effort est l’impossibilité à laquelle nous nous confrontons pour effectuer une identification précise et infaillible de l’apprenant derrière son ordinateur. Avec les technologies utilisées actuellement, il est aisé pour un organisme tiers de prendre la place de l’apprenant pour effectuer son travail. Un contrôle vidéo, vocal, ou même digital n’est pas une assurance que l’apprenant est celui qui effectue le travail. Il faut cependant noter que l’enseignement classique se heurte également aux mêmes problèmes, dès lors qu’un travail est donné à faire en dehors de l’école et sans contrôle en présentiel. Si l’enseignement classique s’en accommode, l’on ne peut imaginer décerner un diplôme à un étudiant numérique n’ayant acquis aucun savoir au cours de sa formation. L’idée avancée par M. Lebrun au cours de la conférence sus-traitée pourrait sembler intéressante : discerner à l’étudiant son diplôme dès son entrée à l’université. Pour survivre dans le monde professionnel, il devra tout de même suivre le cours, mais dans un but uniquement formatif.

 

Impact personnel :

Cet article était pour moi l’occasion de prolonger la réflexion autour de l’avenir du MOOC. Il est étonnant de voir que l’aspect original et ludique du cours a, il me semble, poussé une majorité des centraliens itypiens à suivre le cours avec honnêteté et sans chercher à se défiler derrière l’absence de contrôle. Nous avons réalisé ensemble ce qui est un des buts premiers de l’enseignement : susciter un tel intérêt chez l’apprenant qu’il n’ait pas besoin de contrainte pour suivre sa formation.

Contenu analysé n°1

MOOC ITyPA – Séance n°11 – Jeudi 13 décembre 2012 – Les MOOCs pour la formation au long de la vie

Résumé du contenu :

Marcel Lebrun est invité pour cette dernière séance qui est la clôture de la partie formelle d’ITyPA. Marcel  Lebrun, Docteur en Sciences, est à   l’origine de la plate-forme Claroline dont il assure la responsabilité  pédagogique au sein de l’équipe de développement. Parmi ses nombreuses missions, il  accompagne les enseignants dans la mise en place de dispositifs  techno-pédagogiques à  valeur ajoutée pour l’apprentissage.

Dans un premier temps, Marcel Lebrun précise qu’il faut avoir certaines compétences pour se lancer dans le virtuel,  mais ces compétences sont « démultiplicatrices », elles serviront à accéder à d’autres choses encore. Ensuite, M. Lebrun s’attarde sur l’intérêt de la rencontre. Pour lui, le campus doit survivre comme lieu de rencontre social. D’ailleurs, il est important que chaque enseignement numérique soit suivi par une synthèse en présentiel. L’un des points essentiels de l’intervention de M. Lebrun est également l’idée de mettre la compétence à enseigner dans des compétences génériques, apprendre à l’élève à enseigner et enlever la formation des professeurs. Toujours dans l’enseignement, M. Lebrun voudrait repenser la dimension certificative de l’enseignement en faveur du formatif. Il insiste aussi sur la nécessité de former à des connaissances de manière explicite et non par immersion. Enfin, sur la question de l’avenir du MOOC, M. Lebrun dira qu’il l’envisage comme une guide du routard dans le numérique, un poteau indicateur dans des grands espaces de liberté.

Analyse du propos :

Ce qui m’a semblé le plus intéressant dans cette intervention est la réflexion faite autour de la « co-élaboration », selon les termes de M. Lebrun. Il est étonnant de voir qu’un ardent défenseur du numérique prône le présentiel comme nécessité à l’éducation. Si pour lui le format traditionnel de l’enseignement, à savoir un cours magistral en présentiel, est dépassé, le campus doit survivre à l’ère du numérique. En effet, le campus est pour lui un lieu de rencontre social et, dans son sens originel, il était l’occasion de redonner la place aux « apprenants qui construisent ». Le numérique est un lieu de divergence. A un moment, l’apprenant, qui est quand même un être en construction, doit être guidé. C’est donc ce rôle là que doit avoir l’école. Enseigner, c’est guider.

Je pense qu’on touche ici à un point sensible de l’éducation. Entre le tout numérique et la vision archaïque de l’enseignement, M. Lebrun a bien perçu l’impossibilité aujourd’hui de tendre vers l’un des deux extrêmes. In medio stat virtus, « la vertu se situe au milieu », et c’est bien ce que propose M. Lebrun, avec une alternance entre le numérique et le présentiel. L’on peut ainsi proposer un enseignement entièrement numérisé, mais le présentiel doit être sauvegardé à la fois comme occasion de valider les acquis, mais également comme liant social.

Impact personnel :

Les réflexions soulevées au cours de cette intervention sont extrêmement pertinentes pour qui souhaite évaluer les avenirs possibles de l’enseignement numérique. Personnellement, sans pour autant apporter une échelle de valeur aux interventions, celle de M. Lebrun apparaît a posteriori comme indispensable. Il est intéressant de constater que la première séance proposait de « se noyer dans le numérique » et que la dernière séance voie M. Lebrun défendre le présentiel dans l’ère du numérique. La boucle est bouclée : pendant 10 séances nous découvrons les infinies possibilités d’Internet et la dernière nous permet de voir les limites du tout numérique. Cette dernière séance était également l’occasion de soulever les nombreuses questions qui se posent lorsque l’on envisage une évolution de l’enseignement vers le numérique, notamment celle prépondérante de la certification. Il est évident que l’intervention de M. Lebrun ne se voulait pas être un Deus Ex Machina pour répondre à toutes les questions auxquelles nous ne trouvons pas de réponse, mais les pistes de réflexion proposées ont tout du moins le mérite de permettre une sorte de maïeutique socratique, accoucher les esprits par la pensée, et nous amener à réfléchir plus en profondeur sur les tenants et aboutissants de l’ère numérique.

Contexte personnel d’apprentissage

Entre le jeudi 4 octobre et le jeudi 29 novembre 2012 ont eu lieu hebdomadairement les séances du MOOC ITyPA. MOOC signifie Massive Open Online Course et ITyPA signifie Internet Tout y Est Pour Apprendre. Ces visioconférences sont entre autre proposées en tant que cours électif au sein de l’Ecole Centrale de Nantes. Voici les raisons pour lesquelles j’ai choisi de suivre ce cours.

 

Tout d’abord, et comme nombreux de mes camarades, la curiosité fut ce qui en premier m’aiguillonna vers cet électif. D’une part, cet électif était proposé pour la première fois à l’école. D’autre part, l’idée de cours par visio-conférence était des plus originales. Ayant vécu toute ma scolarité dans un format classique où l’enseignant se trouvait physiquement dans la même pièce que l’étudiant pour dispenser son savoir, l’idée de ce cours était pour le moins en rupture avec la tradition de l’éducation française.

 

De plus, l’aspect ludique que peut prendre un cours par visio-conférence a aussi eu un rôle important à jouer dans le choix du cours. Nous utilisons Internet à tous les moments de notre vie personnelle et, ce qui me paraît étonnant, les 8h que nous passons à l’école sont en rupture quasi-totale avec Internet. eITyPA était donc l’occasion pour moi de valoriser l’utilisation d’internet au cours de mon enseignement. Bien que je ne l’aie pas ressenti aussi clairement lors du choix de l’électif, je pense que cet électif était une opportunité pour tenter de mieux vivre ma relation avec Internet. Il est évident que le temps que nous passons dessus n’est pas entièrement dédié à notre éducation et que les loisirs occupent une grande partie de notre temps en ligne, mais le développement du e-learning pourrait bien renverser la tendance et faire en sorte que l’utilisation d’internet vise majoritairement à un développement personnel de façon ludique.

 

En outre, il s’avère que seulement trois mois avant l’ouverture du choix des électifs, j’ai été retenu pour faire partie d’un programme de cours de mathématiques par visio-conférence. L’interface www.educastream.com ouvrait en effet pour la première fois son système de visioconférences habituellement en anglais à des cours de maths. Après dépôt de CV et lettre de motivation, j’ai pu passer un entretien par visio-conférence avec une de leurs animatrices. J’ai ensuite été recontacté pour suivre une formation pour être moi-même professeur de mathématiques à distance pour des lycéens. L’interface était très développée, avec des outils qui apportent une plus-value au cours (possibilité de dessiner, de pointer dans une présentation PowerPoint, de discuter discrètement avec un technicien informatique en cas de souci). Avec eITyPA j’avais alors l’occasion d’être à la place de l’élève et de découvrir l’envers du décor, mais également voir comment améliorer moi-même la façon dont je donne des cours de math en ligne.

 

Enfin, et c’est là certainement ce qui a verrouillé mon choix pour cet électif, le développement du e-learning fait partie du projet d’évolution de l’Ecole Centrale de Nantes, sous l’impulsion de notre nouveau directeur M. Arnaud Poitou. Suivre cet électif était donc une chance pour découvrir en avant-première ce vers quoi pourrait se diriger l’enseignement au sein de l’école. En tant qu’élu étudiant, j’avais également la possibilité d’ajouter un vécu, une expérience qui me permettait de défendre ou non ce projet auprès des étudiants mais également auprès de l’administration. En effet, si le projet est porté par M. Poitou et M. Cartraud, il m’est apparu que peu des enseignants parvenaient à entrevoir ce que pourrait être une plateforme de e-learning à l’école. C’est donc un projet novateur, en devenir, et ce choix pédagogique m’emmenait dans les coulisses de la construction de l’apprentissage par Internet à l’école.

Mon contexte personnel d’apprentissage

Cher lecteur, bonjour,

Je partage avec toi le bilan final qui m’a été demandé dans le cadre de mon enseignement. Tu trouveras dans les 5 articles suivants tout d’abord une brève description de mon contexte personnel d’apprentissage. Ensuite, je proposerai 3 analyses de contenus différents relatifs à ITyPA. Je terminerai par une conclusion, retour sur expérience et détail des compétences acquises au cours de ce MOOC.

A bientôt